Statistiques Canada publie ce rapport concernant les voyages des résidents canadiens aux États-Unis
Les États-Unis sont depuis longtemps la principale destination de voyage international du Canada, en partie en raison de leur proximité et du climat plus chaud. En 2024, les passages de la frontière de résidents canadiens revenant des États-Unis ont totalisé 39 millions, ce qui représente les trois quarts de tous les passages de la frontière de résidents canadiens revenant de l’étranger. Après le changement d’administration aux États-Unis au début de 2025 et la mise en œuvre de politiques privilégiant les intérêts américains, le sentiment des Canadiens à l’égard des voyages a brusquement changé. À la fin de 2025, les passages de la frontière de retour des États-Unis représentaient les deux tiers de tous les passages de la frontière des résidents canadiens en provenance de l’étranger.
Les voyages vers les États-Unis ne se sont pas encore remis du recul observé en 2025
À partir du début de 2025, les passages de la frontière de résidents canadiens revenant en automobile ont fortement diminué, tandis que les voyages de retour par voie aérienne ont diminué tout au long de l’année, en partie parce qu’il est relativement plus facile de modifier les plans de voyage en automobile que les plans de voyage en avion (McCormack et Presley, 2025). Le nombre total de passages de la frontière de retour des États-Unis a reculé en 2025, en baisse du quart (-25,4 %) par rapport à 2024. L’ampleur de la baisse s’est accentuée au fil de l’année et le nombre de passages de la frontière s’est établi à un creux en juillet, son volume étant inférieur de près du tiers à celui enregistré 12 mois plus tôt. Les passages de la frontière de retour au pays se sont ensuite stabilisés à la fin de 2025 pour s’établir à un niveau inférieur d’environ un quart à celui de 2024.
Si l’on exclut la période de la pandémie de COVID-19, la série de 11 mois de baisses d’une année à l’autre en 2025 qui en a découlé a été la plus importante et la plus soutenue jamais enregistrée pour les passages de la frontière en provenance des États-Unis. Depuis 1972, lorsque la tenue de dossiers numériques a commencé pour le programme Dénombrement à la frontière (Note1), des baisses d’une année à l’autre de plus de 30 % n’ont été enregistrées qu’à une seule autre occasion, en septembre 2001, à la suite des attaques terroristes du 11 septembre contre le World Trade Center à New York.
Au début de 2026, le nombre total de passages de la frontière de retour des États-Unis est resté à des niveaux semblables à ceux enregistrés à la fin de 2025, ce qui témoigne d’un délaissement persistant des États-Unis par les résidents canadiens dans leurs préférences de voyage.
Les données de l’Enquête nationale sur les voyages (ENV) (Note2) montrent que le recul des voyages aux États-Unis (-23,5 %, soit -7,1 millions de visites, par rapport à 2024) a été presque entièrement compensé par la combinaison des voyages intérieurs et en provenance de pays d’outre-mer. Par rapport à 2024, les visites intérieures ont augmenté de 1,5 % (+5,0 millions de visites) et ont représenté plus de 90 % de toutes les visites des résidents canadiens au pays et à l’étranger. Les destinations d’outre-mer ont affiché la deuxième hausse en importance, le nombre total de visites pour l’année ayant augmenté de 1,3 million (+10,2 %). Les voyages vers les continents européen et asiatique ont affiché les plus fortes augmentations parmi les options de voyage à destination de pays d’outre-mer : les visites en Europe ont progressé de 13,6 % (+579 000), tandis que celles en Asie ont augmenté de 16,7 % (+387 000).
Les voyages d’agrément sont le moteur principal des visites et des dépenses à l’étranger
La majorité (58,4 % en 2025) des voyages à l’étranger faits par des résidents canadiens sont effectués pour les vacances, les loisirs ou l’agrément. En 2025, les Canadiens ont délaissé leurs projets de voyage d’agrément vers les États-Unis (-21,5 %, soit -3,2 millions de visites) au profit de pays d’outre-mer (+12,2 %, soit +1,1 million de visites). Les visites aux États-Unis pour visiter des amis ou de la parenté (liés à la famille) étaient moins susceptibles d’être remplacés par d’autres destinations et ont diminué de 9,0 % (-536 000 visites) en 2025.
Les Canadiens voyageant à l’étranger dont le principal motif de voyage était l’agrément ont dépensé 4,5 fois plus que ceux dont le principal motif de voyage était lié à la famille (graphique 2). Cela reflète la tendance des voyageurs d’agrément à dépenser davantage au chapitre de l’hébergement, des aliments et des boissons ainsi que du transport, comparativement à ceux qui voyagent pour rendre visite à des amis ou de la parenté en 2025.
Les dépenses de voyage effectuées durant des visites aux États-Unis ont diminué de 3,3 milliards de dollars pour s’établir à 18,8 milliards de dollars en 2025. La baisse des dépenses liées aux visites d’agrément, qui ont diminué de 2,2 milliards de dollars pour s’établir à 12,1 milliards de dollars, a contribué le plus au recul. En revanche, les dépenses liées aux visites d’agrément dans des pays d’outre-mer ont augmenté de 3,6 milliards de dollars en 2025 pour atteindre 22,8 milliards de dollars, ce qui représente un peu moins de la moitié des dépenses totales effectuées à l’étranger.
Pour les voyages intérieurs, les dépenses consacrées aux voyages dont le motif principal était l’agrément étaient 1,7 fois plus élevées que celles consacrées aux voyages dont le motif principal était lié à la famille. Par conséquent, la croissance des dépenses intérieures en 2025, qui ont augmenté de 8,7 % pour atteindre 81,3 milliards de dollars, a été stimulée par une hausse de 8,1 % des dépenses liées aux voyages d’agrément.
Prises ensemble, les visites intérieures et dans des pays d’outre-mer compensent presque entièrement la diminution des visites aux États-Unis
Les données montrent également que les voyages liés à la famille pour se rendre aux États-Unis ont diminué à un rythme beaucoup plus lent que les voyages d’agrément. Les voyages d’agrément à destination de pays autres que les États-Unis ont été l’un des principaux facteurs derrière les 50.0 milliards de dollars de dépenses touristiques effectuées à l’extérieur du Canada en 2025. Les premières données pour 2026 indiquent que la forte baisse des passages de la frontière canado-américaine se poursuit.
note 1: https://www23.statcan.gc.ca/imdb/p2SV_f.pl?Function=getSurvey&SDDS=5005
note 2 :https://www23.statcan.gc.ca/imdb/p2SV_f.pl?Function=getSurvey&SDDS=5232
(Source : Statistiques Canada)
Les États-Unis sont depuis longtemps la principale destination de voyage international du Canada, en partie en raison de leur proximité et du climat plus chaud. En 2024, les passages de la frontière de résidents canadiens revenant des États-Unis ont totalisé 39 millions, ce qui représente les trois quarts de tous les passages de la frontière de résidents canadiens revenant de l’étranger. Après le changement d’administration aux États-Unis au début de 2025 et la mise en œuvre de politiques privilégiant les intérêts américains, le sentiment des Canadiens à l’égard des voyages a brusquement changé. À la fin de 2025, les passages de la frontière de retour des États-Unis représentaient les deux tiers de tous les passages de la frontière des résidents canadiens en provenance de l’étranger.
Les voyages vers les États-Unis ne se sont pas encore remis du recul observé en 2025
À partir du début de 2025, les passages de la frontière de résidents canadiens revenant en automobile ont fortement diminué, tandis que les voyages de retour par voie aérienne ont diminué tout au long de l’année, en partie parce qu’il est relativement plus facile de modifier les plans de voyage en automobile que les plans de voyage en avion (McCormack et Presley, 2025). Le nombre total de passages de la frontière de retour des États-Unis a reculé en 2025, en baisse du quart (-25,4 %) par rapport à 2024. L’ampleur de la baisse s’est accentuée au fil de l’année et le nombre de passages de la frontière s’est établi à un creux en juillet, son volume étant inférieur de près du tiers à celui enregistré 12 mois plus tôt. Les passages de la frontière de retour au pays se sont ensuite stabilisés à la fin de 2025 pour s’établir à un niveau inférieur d’environ un quart à celui de 2024.
Si l’on exclut la période de la pandémie de COVID-19, la série de 11 mois de baisses d’une année à l’autre en 2025 qui en a découlé a été la plus importante et la plus soutenue jamais enregistrée pour les passages de la frontière en provenance des États-Unis. Depuis 1972, lorsque la tenue de dossiers numériques a commencé pour le programme Dénombrement à la frontière (Note1), des baisses d’une année à l’autre de plus de 30 % n’ont été enregistrées qu’à une seule autre occasion, en septembre 2001, à la suite des attaques terroristes du 11 septembre contre le World Trade Center à New York.
Au début de 2026, le nombre total de passages de la frontière de retour des États-Unis est resté à des niveaux semblables à ceux enregistrés à la fin de 2025, ce qui témoigne d’un délaissement persistant des États-Unis par les résidents canadiens dans leurs préférences de voyage.
Les données de l’Enquête nationale sur les voyages (ENV) (Note2) montrent que le recul des voyages aux États-Unis (-23,5 %, soit -7,1 millions de visites, par rapport à 2024) a été presque entièrement compensé par la combinaison des voyages intérieurs et en provenance de pays d’outre-mer. Par rapport à 2024, les visites intérieures ont augmenté de 1,5 % (+5,0 millions de visites) et ont représenté plus de 90 % de toutes les visites des résidents canadiens au pays et à l’étranger. Les destinations d’outre-mer ont affiché la deuxième hausse en importance, le nombre total de visites pour l’année ayant augmenté de 1,3 million (+10,2 %). Les voyages vers les continents européen et asiatique ont affiché les plus fortes augmentations parmi les options de voyage à destination de pays d’outre-mer : les visites en Europe ont progressé de 13,6 % (+579 000), tandis que celles en Asie ont augmenté de 16,7 % (+387 000).
Les voyages d’agrément sont le moteur principal des visites et des dépenses à l’étranger
La majorité (58,4 % en 2025) des voyages à l’étranger faits par des résidents canadiens sont effectués pour les vacances, les loisirs ou l’agrément. En 2025, les Canadiens ont délaissé leurs projets de voyage d’agrément vers les États-Unis (-21,5 %, soit -3,2 millions de visites) au profit de pays d’outre-mer (+12,2 %, soit +1,1 million de visites). Les visites aux États-Unis pour visiter des amis ou de la parenté (liés à la famille) étaient moins susceptibles d’être remplacés par d’autres destinations et ont diminué de 9,0 % (-536 000 visites) en 2025.
Les Canadiens voyageant à l’étranger dont le principal motif de voyage était l’agrément ont dépensé 4,5 fois plus que ceux dont le principal motif de voyage était lié à la famille (graphique 2). Cela reflète la tendance des voyageurs d’agrément à dépenser davantage au chapitre de l’hébergement, des aliments et des boissons ainsi que du transport, comparativement à ceux qui voyagent pour rendre visite à des amis ou de la parenté en 2025.
Les dépenses de voyage effectuées durant des visites aux États-Unis ont diminué de 3,3 milliards de dollars pour s’établir à 18,8 milliards de dollars en 2025. La baisse des dépenses liées aux visites d’agrément, qui ont diminué de 2,2 milliards de dollars pour s’établir à 12,1 milliards de dollars, a contribué le plus au recul. En revanche, les dépenses liées aux visites d’agrément dans des pays d’outre-mer ont augmenté de 3,6 milliards de dollars en 2025 pour atteindre 22,8 milliards de dollars, ce qui représente un peu moins de la moitié des dépenses totales effectuées à l’étranger.
Pour les voyages intérieurs, les dépenses consacrées aux voyages dont le motif principal était l’agrément étaient 1,7 fois plus élevées que celles consacrées aux voyages dont le motif principal était lié à la famille. Par conséquent, la croissance des dépenses intérieures en 2025, qui ont augmenté de 8,7 % pour atteindre 81,3 milliards de dollars, a été stimulée par une hausse de 8,1 % des dépenses liées aux voyages d’agrément.
Prises ensemble, les visites intérieures et dans des pays d’outre-mer compensent presque entièrement la diminution des visites aux États-Unis
Les données montrent également que les voyages liés à la famille pour se rendre aux États-Unis ont diminué à un rythme beaucoup plus lent que les voyages d’agrément. Les voyages d’agrément à destination de pays autres que les États-Unis ont été l’un des principaux facteurs derrière les 50.0 milliards de dollars de dépenses touristiques effectuées à l’extérieur du Canada en 2025. Les premières données pour 2026 indiquent que la forte baisse des passages de la frontière canado-américaine se poursuit.
note 1: https://www23.statcan.gc.ca/imdb/p2SV_f.pl?Function=getSurvey&SDDS=5005
note 2 :https://www23.statcan.gc.ca/imdb/p2SV_f.pl?Function=getSurvey&SDDS=5232
(Source : Statistiques Canada)

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