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L’ACTA presse le gouvernement de permettre aux navires de croisière d’effectuer des escales techniques au Canada – et avertit de l’impact sur les mesures temporaires que proposent les États-Unis



Communiqué de l'ACTA

L’ACTA presse le gouvernement de permettre aux navires de croisière d’effectuer des escales techniques au Canada – et avertit de l’impact sur les mesures temporaires que proposent les États-Unis
L’ACTA appuie les efforts de défense de la Tourism Industry Association of British Columbia (TIABC) et de la Cruise Line Industry Association (CLIA) en insistant fortement auprès du gouvernement fédéral afin qu’il protège l’avenir du programme des croisières en Alaska sur la côte ouest du Canada.

L’ACTA et l'industrie des croisières reconnaissent que la santé et la sécurité des Canadiens sont primordiales – et alors qu’on procède au déploiement des vaccins à la grandeur du Canada et des États-Unis, il est important de préserver l'infrastructure des croisières pour l’avenir tout en prévoyant la possibilité de naviguer plus tard en 2021. Des efforts de défense considérables sont présentement en cours aux États-Unis afin de contourner la U.S. Passenger Vessel Services Act qui pourrait compromettre gravement l’avenir de l'industrie des croisières au Canada.

La U.S. Passenger Vessel Services Act, qu’on désigne souvent sous le nom de Jones Act (puisque cette loi fait partie de la Jones Act), interdit aux navires qui ne sont pas enregistrés aux États-Unis de procéder à l'embarquement et au débarquement d’invités dans deux ports différents des États-Unis. Cette règle comporte une exception si l’itinéraire comporte un port étranger éloigné. En incluant les ports canadiens dans les itinéraires vers l’Alaska, par exemple, les croisiéristes peuvent offrir des itinéraires dans une seule direction vers les ports des États-Unis et ceux de l’Alaska.

En février, le gouvernement fédéral du Canada prolongeait jusqu’en février 2022 l’interdiction imposée aux croisières au Canada.

Au début du mois de mars, Lisa Murkowski et Dan Sullivan, deux sénateurs américains de l’Alaska, joignaient leurs efforts aux pressions croissantes pour sauver l'industrie des croisières en Alaska en adoptant une nouvelle loi. Si elle est adoptée, l’Alaska Tourism Recovery Act permettrait aux navires de croisière de naviguer vers l'Alaska sans devoir faire escale au Canada.

La solution de rechange pourrait devenir permanente

"Nous sommes très préoccupés par le fait que cette modification temporaire de la loi américaine L’ACTA craint grandement que ce changement temporaire à l’Alaska Tourism Recovery Act puisse devenir permanent" mentionne Wendy Paradis, présidente de l’ACTA. "L’ACTA prétend qu’à tout le moins, le gouvernement canadien devrait autoriser une escale opérationnelle ou « technique » à Victoria pour se conformer à la Jones Act et permettre ainsi aux croisières vers l’Alaska en partance de Seattle d’avoir lieu cette saison, incluant l’escale exigée au Canada. Cette façon de faire empêcherait d’interrompre les activités au port et favoriserait une reprise plus rapide lorsque l’interdiction imposée aux croisières sera levée".
Elle ajoute : "Si les navires de croisière ne sont plus obligés de faire escale dans les ports canadiens, les répercussions à long terme pourraient être dévastatrices pour l'économie de la C.-B. et l'industrie du voyage au Canada".

Impact économique des croisières vers l’Alaska pour le Canada

L'ACTA s’est récemment entretenue avec le député Tako Van Popta de Langley - Aldergrove, C.-B. au sujet de l’impact économique d’une interdiction des croisières. Le député Van Popta a exprimé ce point – et le risque de solutions de rechange de la part des Américains – en adressant ses questions au ministre des Transports au cours de la période de questions du 9 mars 2021 à la Chambre des communes.

En 2019, l’impact économique pour la C.-B. totalisait 2,72 milliards de dollars et procurait 17 384 emplois. Des modifications à la U.S. Passenger Vessel Services Act en 2021 auraient également un impact négatif profond sur le marché des croisières sur la côte est, soit dans l'Atlantique. L’impact économique global pour le Canada (incluant l'industrie des croisières dans l'Atlantique) se chiffre à 4,278 milliards de dollars - en dépenses directes et indirectes.

"L’impact économique comprend également la perte d'agences de voyages, des conseillers en voyages et d'agents de voyages indépendants et représente un autre problème important qui vient souligner l’urgence pour les gouvernements d’entreprendre de collaborer avec l'industrie sur une feuille de route vers la reprise pour ainsi protéger les emplois et l'infrastructure de l'industrie du voyage au Canada, mentionne Paradis ".

À propos de l'ACTA
L’ACTA est une association nationale composée de membres qui représente l'industrie du voyage et du tourisme de détail au Canada. Plus de 24 000 agents de voyages travaillent dans nos agences membres qui représentent plus de 80 % des voyages réservés par l’entremise des agences de voyages au Canada.L’ACTA est une association à but non lucratif dirigée par l’industrie qui défend les intérêts des membres auprès des gouvernements, des organismes de réglementation et des fournisseurs de voyage dans l’intérêt supérieur du secteur du voyage au détail et des consommateurs bénéficiant des services professionnels fournis par nos membres.


Mardi 16 Mars 2021 - 15:18



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