Communiqué de l'UNESCO
Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, réuni à Busan (République de Corée), a décidé d’inscrire trois sites sur la Liste du patrimoine mondial selon une procédure d’urgence : le paysage migratoire de Boma‑Badingilo (Soudan du Sud), les châteaux du mont Amel (Liban) et Sebastia (État de Palestine). Le recours à la procédure d’urgence reflète le contexte actuel, marqué par de nombreuses crises de nature diverse — notamment les conflits armés et le changement climatique — qui affectent fortement le patrimoine et l’exposent à de graves menaces. Ces trois sites ont également été inscrits simultanément sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
Le Comité du patrimoine mondial a également décidé d'inscrire sur la Liste du patrimoine mondial en péril trois sites précédemment reconnus, signalant qu'ils sont désormais confrontés à des menaces graves pesant sur les valeurs qui avaient justifié leur inscription. Il s'agit de la Cité antique de Chersonèse Taurique et sa chôra (Ukraine), du Centre historique de Paramaribo (Suriname) et de Tyr (Liban).
Les trois sites proposés pour une inscription selon la procédure d’urgence sont :
Paysage migratoire de Boma-Badingilo (Soudan du Sud) : Vaste ensemble de savanes d'Afrique de l'Est, ce site abrite la plus importante migration terrestre de mammifères connue au monde et sa biodiversité unique lui confère un écosystème unique à l'échelle mondiale. Le site reflète également l'importante diversité culturelle et linguistique de la région, avec plusieurs groupes ethniques qui, depuis des siècles voire des millénaires, sont les gardiens de ce paysage à travers l'élevage, l'agriculture et la pêche. Le Comité a signalé plusieurs menaces graves, notamment le développement des infrastructures, le braconnage commercial, le trafic et le commerce d'espèces sauvages, qui affectent directement les importantes populations de mammifères migrateurs. Un contexte d'insécurité persistante et des capacités institutionnelles et financières limitées empêchent également une conservation efficace du site.
Châteaux du mont Amel (Liban) : Les cinq châteaux qui composent ce site témoignent de l'évolution des systèmes défensifs dans la région depuis l'époque des Croisades et des dynasties islamiques jusqu'à la fin du XIXᵉ siècle. Ce site, qui s'était déjà vu accorder, en novembre 2024, une protection renforcée par le Comité de l'UNESCO pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, subit actuellement de lourds dommages. Selon le Comité, le conflit en cours compromet directement la conservation du site et requiert une intervention d'urgence.
Le Comité du patrimoine mondial a également décidé d'inscrire sur la Liste du patrimoine mondial en péril trois sites précédemment reconnus, signalant qu'ils sont désormais confrontés à des menaces graves pesant sur les valeurs qui avaient justifié leur inscription. Il s'agit de la Cité antique de Chersonèse Taurique et sa chôra (Ukraine), du Centre historique de Paramaribo (Suriname) et de Tyr (Liban).
Les trois sites proposés pour une inscription selon la procédure d’urgence sont :
Paysage migratoire de Boma-Badingilo (Soudan du Sud) : Vaste ensemble de savanes d'Afrique de l'Est, ce site abrite la plus importante migration terrestre de mammifères connue au monde et sa biodiversité unique lui confère un écosystème unique à l'échelle mondiale. Le site reflète également l'importante diversité culturelle et linguistique de la région, avec plusieurs groupes ethniques qui, depuis des siècles voire des millénaires, sont les gardiens de ce paysage à travers l'élevage, l'agriculture et la pêche. Le Comité a signalé plusieurs menaces graves, notamment le développement des infrastructures, le braconnage commercial, le trafic et le commerce d'espèces sauvages, qui affectent directement les importantes populations de mammifères migrateurs. Un contexte d'insécurité persistante et des capacités institutionnelles et financières limitées empêchent également une conservation efficace du site.
Châteaux du mont Amel (Liban) : Les cinq châteaux qui composent ce site témoignent de l'évolution des systèmes défensifs dans la région depuis l'époque des Croisades et des dynasties islamiques jusqu'à la fin du XIXᵉ siècle. Ce site, qui s'était déjà vu accorder, en novembre 2024, une protection renforcée par le Comité de l'UNESCO pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, subit actuellement de lourds dommages. Selon le Comité, le conflit en cours compromet directement la conservation du site et requiert une intervention d'urgence.
Site de Sebastia
Sebastia (État de Palestine) : Ce site conserve les vestiges archéologiques de l'occupation successive du site par différentes civilisations remontant au moins au IXᵉ siècle avant notre ère, lorsque Samarie-Sébaste était la capitale du royaume du Nord d'Israël, en passant par les périodes hellénistique, romaine, byzantine et islamique, avec des vestiges architecturaux plus tardifs remontant à l'époque des Croisés, ainsi qu'aux périodes ayyoubide/mamelouke et ottomane, au cours de laquelle il fut l'un des « villages du Trône » (« Throne Villages ») reconnus. La principale menace pesant sur le site concerne le projet d'expropriation et de création du parc national « Samarie » (Shomron), qui pourrait diviser le bien. Outre l'impact du conflit au Moyen-Orient, le site fait face à des pressions liées au développement, à l'aménagement du territoire, à la gouvernance et à l'érosion des vestiges.
Les trois sites déjà inscrits sur la Liste du patrimoine mondial et désormais inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril sur recommandation du Comité :
Cité antique de Chersonèse Taurique et sa chôra (Ukraine) : Le Comité a noté avec la plus vive préoccupation que, du fait de l'occupation temporaire de la République autonome de Crimée (Ukraine) par la Fédération de Russie, l'État partie n'est pas en mesure d'assurer la protection du site ni de garantir sa conservation ou sa gestion. Dans ce contexte, il a salué le partenariat entre l'UNESCO et UNITAR/UNOSAT, qui a permis, depuis 2014, un suivi régulier de l'état de conservation du site à partir d'images satellitaires. Ces observations ont révélé une détérioration significative de l'authenticité et de l'intégrité du bien, résultant de nouvelles constructions et de fouilles archéologiques à grande échelle. Compte tenu de l'incapacité de l'État partie à assumer ses responsabilités en matière de conservation, ainsi que des dommages constatés sur la valeur universelle exceptionnelle du bien, le Comité a décidé de l'inscrire sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Il a également appelé au renforcement de la coopération internationale afin de prévenir le trafic illicite de biens culturels en provenance de la République autonome de Crimée (Ukraine).
Centre historique de Paramaribo (Suriname) : Le Comité a salué les progrès accomplis dans la gestion et la conservation du site, notamment grâce à l'élaboration de nouveaux plans de gestion, au renforcement du cadre institutionnel et aux efforts déployés pour prévenir les risques d'incendie. Il a cependant relevé que plusieurs projets de construction avaient été menés sans évaluation de leur impact sur le patrimoine ni prise en compte de ses recommandations. Il a considéré que la nouvelle salle de l'Assemblée nationale et le parking Yogh portent atteinte au paysage urbain historique du bien et entraînent une perte significative de son authenticité et de son intégrité. Le Comité a estimé que ces ouvrages constituent une menace avérée pour la valeur universelle exceptionnelle du site.
Tyr (Liban) : Le Comité a exprimé sa profonde préoccupation face aux hostilités en cours au Liban, qui continuent de constituer une menace pour le bien, et a déterminé que les conditions nécessaires pour assurer la conservation et la protection de la valeur universelle exceptionnelle du bien n'étaient plus réunies. Le Comité a salué les efforts du Liban visant à renforcer les mécanismes de protection du bien et a rappelé que les sites archéologiques avaient été inscrits sur la Liste internationale des biens culturels bénéficiant d’une protection renforcée au titre du deuxième Protocole de 1999 à la Convention de La Haye de 1954. Il a également pris note de la demande présentée par l'État partie visant à inscrire ce bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril, et a considéré que les hostilités en cours au Liban constituaient une menace directe exposant le bien à des dangers avérés et potentiels. Le Comité a exhorté toutes les parties impliquées dans les hostilités à s'abstenir de tout acte susceptible d'endommager davantage le bien et à respecter leurs obligations au titre du droit international.
À propos de l'UNESCO
Avec 194 États membres, l'Organisation des Nations Unies pour l'Éducation, la Science et la Culture contribue à la paix et à la sécurité en promouvant la coopération multilatérale dans les domaines de l'éducation, de la science, de la culture, de la communication et de l'information. L'UNESCO coordonne un réseau de plus de 2 000 sites inscrits au patrimoine mondial, de réserves de biosphère et de géoparcs mondiaux ; de plusieurs centaines de villes créatives, apprenantes, inclusives et durables ; et de plus de 13 000 écoles associées, chaires universitaires, centres de formation et de recherche, avec un réseau mondial de 200 Commissions nationales. Basée à Paris, l'Organisation dispose de bureaux dans 54 pays et emploie plus de 2 300 personnes. Son Directeur général est Khaled El-Enany.
« Les guerres prenant naissance dans l'esprit des femmes et des hommes, c'est dans l'esprit des femmes et des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix » – Acte constitutif de l'UNESCO, 1945.
Les trois sites déjà inscrits sur la Liste du patrimoine mondial et désormais inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril sur recommandation du Comité :
Cité antique de Chersonèse Taurique et sa chôra (Ukraine) : Le Comité a noté avec la plus vive préoccupation que, du fait de l'occupation temporaire de la République autonome de Crimée (Ukraine) par la Fédération de Russie, l'État partie n'est pas en mesure d'assurer la protection du site ni de garantir sa conservation ou sa gestion. Dans ce contexte, il a salué le partenariat entre l'UNESCO et UNITAR/UNOSAT, qui a permis, depuis 2014, un suivi régulier de l'état de conservation du site à partir d'images satellitaires. Ces observations ont révélé une détérioration significative de l'authenticité et de l'intégrité du bien, résultant de nouvelles constructions et de fouilles archéologiques à grande échelle. Compte tenu de l'incapacité de l'État partie à assumer ses responsabilités en matière de conservation, ainsi que des dommages constatés sur la valeur universelle exceptionnelle du bien, le Comité a décidé de l'inscrire sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Il a également appelé au renforcement de la coopération internationale afin de prévenir le trafic illicite de biens culturels en provenance de la République autonome de Crimée (Ukraine).
Centre historique de Paramaribo (Suriname) : Le Comité a salué les progrès accomplis dans la gestion et la conservation du site, notamment grâce à l'élaboration de nouveaux plans de gestion, au renforcement du cadre institutionnel et aux efforts déployés pour prévenir les risques d'incendie. Il a cependant relevé que plusieurs projets de construction avaient été menés sans évaluation de leur impact sur le patrimoine ni prise en compte de ses recommandations. Il a considéré que la nouvelle salle de l'Assemblée nationale et le parking Yogh portent atteinte au paysage urbain historique du bien et entraînent une perte significative de son authenticité et de son intégrité. Le Comité a estimé que ces ouvrages constituent une menace avérée pour la valeur universelle exceptionnelle du site.
Tyr (Liban) : Le Comité a exprimé sa profonde préoccupation face aux hostilités en cours au Liban, qui continuent de constituer une menace pour le bien, et a déterminé que les conditions nécessaires pour assurer la conservation et la protection de la valeur universelle exceptionnelle du bien n'étaient plus réunies. Le Comité a salué les efforts du Liban visant à renforcer les mécanismes de protection du bien et a rappelé que les sites archéologiques avaient été inscrits sur la Liste internationale des biens culturels bénéficiant d’une protection renforcée au titre du deuxième Protocole de 1999 à la Convention de La Haye de 1954. Il a également pris note de la demande présentée par l'État partie visant à inscrire ce bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril, et a considéré que les hostilités en cours au Liban constituaient une menace directe exposant le bien à des dangers avérés et potentiels. Le Comité a exhorté toutes les parties impliquées dans les hostilités à s'abstenir de tout acte susceptible d'endommager davantage le bien et à respecter leurs obligations au titre du droit international.
À propos de l'UNESCO
Avec 194 États membres, l'Organisation des Nations Unies pour l'Éducation, la Science et la Culture contribue à la paix et à la sécurité en promouvant la coopération multilatérale dans les domaines de l'éducation, de la science, de la culture, de la communication et de l'information. L'UNESCO coordonne un réseau de plus de 2 000 sites inscrits au patrimoine mondial, de réserves de biosphère et de géoparcs mondiaux ; de plusieurs centaines de villes créatives, apprenantes, inclusives et durables ; et de plus de 13 000 écoles associées, chaires universitaires, centres de formation et de recherche, avec un réseau mondial de 200 Commissions nationales. Basée à Paris, l'Organisation dispose de bureaux dans 54 pays et emploie plus de 2 300 personnes. Son Directeur général est Khaled El-Enany.
« Les guerres prenant naissance dans l'esprit des femmes et des hommes, c'est dans l'esprit des femmes et des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix » – Acte constitutif de l'UNESCO, 1945.

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