Vous lisez J'ai mon voyage!

En direct d'Acapulco: une journée mémorable !



En attendant la réplique
En attendant la réplique
Jean-Pierre Kerten à Acapulco Le Tianguis Turistico se poursuit à Acapulco mais du côté de la délégation des journalistes, les conversations tendent à converger vers la crise sanitaire, sans que, pour autant, personne ne démontre la moindre expression de panique. Sauf hier matin lorsqu'un tremblement de terre de force 6 a causé tout un émois.

Dans la salle de presse oû s'enlignent une cinquantaine de postes de travail, les correspondants étaient au boulot lorsqu'une vibration comme celle que l'on peut ressentir au passage d'un gros camion, a fait lever tous les mentons. Deux seconde plus tard il était clair que la vibration s'amplifiait trop rapidement . Un horrible bruit, un déplacement vertical du plancher , saccadé et persistant , des cris stridants et la ruée vers la sortie, atteinte rapidement par les plus sveltes et les plus robustes. Des animaux affolés. Un énorme roulement de tambour d'une dizaine de seconde. Pas de vitres brisées de notre côté, même pas de poussière ni de petit morceaux de béton. Attente d'une réplique sous un soleil de plomb. '' Ça c'est un 6 sur l'échelle de Richter'' avance une consoeur grecque, qui me raconte avec gravité ses antécédents sismiques avant d'éclater de rire devant les steppettes de ma consoeur de Tourisme Plus , Anne - Marie Parent avec qui nous entamons la dance à Saint Dilon pour détendre l'atmosphère. Les Mexicains, qui en ont vu d'autres, s'amusent gentiment de ce rituel de décompression. '' L'intensité était très importante '' commente un habitué, '' la réplique ne viendra pas ''.

Retour au travail. Le monsieur avait raison. Bilan personnel de ce baptême tellurique: un fil d'ordinateur arraché et une paire de lunettes solaires disparue. Cet évènement qui, en d'autres temps, aurait peut être justifié le report de certaines activités s'est rapidement transformé en anecdote amusante et aura à peine retardé d'une demi-heure l'horaire des conférences de presse.

Mais dans l'après midi , une consoeur canadienne me confiait qu'elle n'avait pu retenir quelques larmes en relatant au téléphone l'évènement à son amoureux. En fait , comme le relevait un journaliste de CNN qui couvrait l'épisode du séisme dans la ville de Mexico, on dirait que les gens s'attendent au pire et qu'une forte secousse sismique, dans cette ville, pourtant traumatisée par le lourd tribu qu'elle a payé dans le passé aux caprices des plaques tectoniques, c'est comme un irritant dérisoire dans un contexte de plus en plus inquiétant.

Pour nombre de journalistes, et on peut le supposer, pour nombre de délégués et de touristes, le jour du retour au pays d'origine semble trop éloigné. Un confrère suisse laisserait volontiers tomber son voyage post-congrès pour un retour immédiat. Une consoeur grecque était heureuse d'avoir pu se trouver un vol de retour dès aujourd'hui. Pour plusieurs bien sûr l'angoisse provient de l'obligation de transiter par Mexico, foyer par excellence de la grippe porcine et de pouvoir s'en échapper avant que les autorités sanitaires mondiales ne relève le niveau de précaution, présentement à 4 sur l'échelle de 6, fermant éventuellement les aéroports et imposant des quarantaines. Une course contre la montre.

Cela dit, vu les mesures mises en place et la focalisation extrême de la communauté internationale sur le problème, les gens à qui j'ai parlé disaient hier soir redouter davantage les inconvénients logistiques que la grippe porcine elle-même.



à suivre...





Mardi 28 Avril 2009 - 08:27






Inscription à la newsletter